Ex-cachée à la maison maintenant formatrice sur les routes
La situation dans laquelle j’étais
Avant, j’avais un taxi avec mon mari, ce qui a fini par être un gouffre financier. On a fait faillite. On s’est alors tourné vers le métier de routier, avec de longs voyages aux États-Unis. Ne voyant pas plus mon fils à cause des horaires chargés, j'ai arrêté de travailler. Un grand sentiment d'échec m’a vite envahie. J'ai passé un an à me cacher chez moi. Mes journées consistaient à me lever, regarder la télévision et me recoucher.
Ce que je voulais
Je voulais tout simplement faire quelque chose. Après 6 ans à travailler à mon compte, ce n’était pas évident. J’avais peur d’affronter un patron, peur d’aller dans un environnement de travail qui n’était pas le mien. Et peur du trou d’un an dans mon CV…
Mon passage au Centre Le Pont
SAE - avril 2008
Le Centre local d’emploi m’a recommandé le Centre Le Pont. Au début, je n’étais pas certaine que j’aimerais la formation. Mais, au moins, je me suis engagée à sortir de chez moi, à y aller tous les jours.
Avec les ateliers, les simulations et les discussions avec les autres filles, j’ai réussi à retrouver confiance en moi. À 38 ans, j’ai enfin pu identifier ce que je vaux, ce que je veux et ce que je ne veux plus. J’ai appris à faire mon CV. Je me suis exercée à me présenter à des employeurs, en personne et au téléphone.
J’ai aussi trouvé des amies, des femmes avec qui partager ce que je vis. J’ai même rencontré une amie que je vois encore aujourd’hui, avec qui j’ai fait des démarches d’emploi pour elle et pour moi.
L’importance de sourire au téléphone
Dans les offres d’Emploi Québec, j’ai vu un poste de formatrice auto-école. Je me suis dit : « Tiens, c’est mon domaine, les transports. J’appelle. - Bonjour!
- Qu’est-ce que ça prend pour être formatrice?
- Il faut être parrainé par une école.
- Ah… (j’ai pensé, c’est dommage).
- Je vais te parrainer, moi! »
En quelques minutes, au téléphone, c’était fait. J’avais trouvé un emploi parce que j’avais bien su me présenter au téléphone.
Où j’en suis aujourd’hui
Je termine ma période de probation comme formatrice et je donne mes premiers cours de conduite toute seule la semaine prochaine. J’ai la chance d’avoir un employeur compréhensif et je fais un retour progressif, avec quelques heures de plus à la fois.
Mon conseil
Je doutais souvent des choses que les formatrices du Centre nous disaient. Comme l’importance de sourire au téléphone. Aujourd’hui, je me rends compte qu’elles avaient raison! Croyez-y!